samedi 7 février 2015

Pink Floyd – Dark Side of the Moon

Money, 

get away !





Pink Floyd, ça a toujours été un truc un peu à part. On a déjà vu ici The Wall, qui pour le coup est sans doute le plus « conventionnel » des albums de ce groupe, tant le reste de leur production, ou œuvre, selon votre degré de fanologie, va du surprenant un peu space au presque indigeste pour qui est à jeun de ces substances prônées par Timothy Leary et qui eurent raison de la santé mentale du pauvre Syd Barrett… (oh la vache quelle phrase !!!)


J’ai découvert cet album à la fin des années 70, probablement en 1978, je veux dire, dans son intégralité.

Des titres comme On the run, Us and Them et l’incontournable Money m’étaient bien sûr connus avant cela.

Des Pink Floyd, j'avais, comme tout fils de parents qui écoutaient France Inter, été atttiré par le générique d'une émission d'info, le midi, animée par JP Elkabach (Have a Cigar)…

Mais je découvrais alors Time, The Great Gig in the Sky (qui porte bien cette empreinte planante et hallucinée décrite plus haut… et Brain damage, qui ne peut être qu’un hommage à Syd Barrett écarté du groupe en 1968…


Le Vinyl que j’avais était une ré-édition selon la mode dernier cri, c’est-à-dire en couleur. J’avais Some Girls des Stones en rouge, et Dark Side of the Moon était d’un blanc presque phosphorescent du plus beau contraste avec la pochette mythique.


C’est donc en 78 que je pris conscience de l’unicité de chacune des faces de cet album. En effet, même si chaque face est composée de plusieurs titres, ceux-ci s’enchainent sans véritable coupure.


Si l’album abandonne les grands et longs instrumentaux parfois indigestes, l’adn (comme on dit maintenant) de Pink Floyd est bien là.


Présente aussi la nécessité « baba cool » comme on disait alors, consistant à introduire dans les textes des considérations humanistes ou pseudo philosophiques sur la condition humaine ( le temps, l’argent, le stress, l’abus de drogues….).


M’enfin, les idéalistes Pink Floyd devinrent avec Dark Side of The Moon de bon et riche businessmen, collectionnant les uns les voitures de sport, les autres les avions…


Il se raconte cependant que les bons idéalistes ne furent pas très généreux avec l’équipe qui travailla avec eux sur cet album.


Au moins aideront-ils les énormes Monty Python en produisant ‘Sacré Graal’…


Alan Parson, ingénieur du son qui s’était fait les dents en s’occupant du son des Beatles, a beaucoup œuvré sur cet album.



Il volera ensuite de ses propres ailes avec son groupe Alan Parsons Project