lundi 15 septembre 2014

U2, nouvel album, donc un évenement!

Songs of Innocence U2

U2 sort un nouvel album.

Soit.

U2, après War, j’ai pas suivi. Sorry for that.

Je me mets donc en devoir ( ! ) d’écouter ce dernier album. Et de faire un billet sur le sujet.

J’avoue que cela reste un évènement, et je suis de plus en plus porté à l’éclectisme (les ans en sont la cause, disait La Fontaine)

Songs of Innocence, donc. Référence à William Blake, of course, au point que « Bono », porte parole charismatique du groupe, annonce un très prochain ‘Songs of Experience’ « very soon »…

On devrait donc retrouver une inspiration romantique dans cet album : déchainement des passions, des forces de la nature et opposition à ce qui est établi, au réalisme, mise en exergue de la notion d’héroïsme…

Donc, les grandiloquences et l’aura quasi fanatique autour de ce groupe m’avait écarté de ces Messieurs, par snobisme diront certains…

C’est dire si je n’ai pas d’abord bondi sur cet album. C’est dire aussi que je l’ai abordé du bout des oreilles.

Je m’attendais à un truc pesant, trop marqué par des 'envollées" (certes brillantes, mais barbantes à force de virtuosité), c’est souvent ce que j’ai ressenti à l’écoute de U2..

Rien de cela, ici, même si on reconnait (Song For Someone, Iris (..) ) U2 sans trop d’effort. Je reconnais que je suis plutôt séduit par l’ensemble.

Je m’attendais (Volcano) à un truc… explosif, une basse/batterie lourde et omniprésente, et ça m’aurait rasé.

Rien de tout cela, sauf sur Cedarwood Road (où on est bien dans du U2) et du coup une agréable surprise, de ce côté-là. J’avais l’idée que U2 d’habitude livrait à chaque album un ‘gros truc’, un morceau de bravoure, un seul, dans un album par ailleurs assez « plat ».

Ici, l’ensemble est agréable…. Presque facile. De là à le qualifier d’easy listening, il n’y a qu’un pas, que je franchis après avoir bien sagement tout bien écouté.

Une autre caractéristique saute aux oreilles : On est dans l’évocation, à chaque morceau : Sleep Like a Baby Tonight est d’évidence entre Depeche Mode et Muse, et OMD me semble tout près, également. California ne cache pas l’appel aux Beach Boys, This is Where You can reach me now est typé 80’s (Depeche Mode again ??)


Ces évocations sont visiblement délibérées et assumées, en particulier l’appel aux Beach Boys et, évidemment aux Ramones.. L’album serait donc une sorte d’hommage de U2 aux forces rock’n roll qui ont inspiré le groupe. Soit.

De ce côté, mission accomplie.

Pour ce qui concerne l’appel à Blake et au romantisme, bof, rien de déchainé, rien de passionné, rien d’héroïque…

Bien au contraire, un album « propre et agréable », peut-être « trop », auquel je reprocherai le côté « musique d’ambiance « : rien de rebutant, mais pas de coup de foudre !