samedi 16 août 2014

Supertramp


Supertramp ne dit plus grand-chose à grand monde aujourd’hui.


C’est dingue, parce qu’à la fin des années 70 (donc, le début des années 80, si vous me suivez, c’est-à-dire, pour nous petits français, 1979, date du fameux concert du pavillon de Paris, salle mythique, d’avant le Zenith, dans laquelle se sont produit tous les groupes de l’époque devant… 10 000 personnes…

Supertramp donc, dont l’album Breakfast in America fut LE révélateur, a en réalité proposé ses meilleurs albums avant celui-ci ! Ce qui suivra sera moins brillant, moins novateur, moins… Ce qui démarquait les albums de Supertramp, c’était le mix entre des titres au format « court », et, sur chaque album, un morceau long, mini « concept morceau », comme au bon vieux temps du psychédélisme… Child Of Vision, Cannonball… et bien sûr Fools Overture, sur Even in the quietest moments. 

Supertramp a commencé avec une certaine complicité des deux « leaders », autour d’un rock progressif et ouvert à beaucoup de sonorités et d’instruments (saxo, trombone, orgue Wurlitzer, harmonica, mais aussi mélodica, une espèce d’hybride entre un clavier et une clarinette…), et a « fini » par une bizarre rivalité ou chacun des deux composait un titre en espérant faire mieux que l’autre.. pour aboutir à pas mal de vrai bons morceaux… cossignés. Breakfast In America sera suivi d’un album avant que l’un des deux leaders, Roger Hodgson, ne quitte le groupe. Il manquera ensuite une dimension aux albums de Supertramp, une face au miroir, sans qu’on puisse vraiment déterminer « ce qui manque », et il est difficile de déterminer qui est l’auteur de tel ou tel titre, si ce n’est en écoutant qui le chante (chacun chantant généralement ses propres compositions). Une belle entente transcendée par une homogénéité dans les albums, au point qu’on se demande pourquoi la séparation est devenue tellement conflictuelle qu’elle rend une reformation hypothétique… Mais les deux anciens co-leaders savent-ils eux